Le SGEN-CFDT Auvergne a tenu son deuxième Bureau Syndical de l’année scolaire jeudi 16 janvier 2025 à la Maison du Peuple à Clermont.
Les 16 membres du Bureau présents à Clermont ou en visio ont débattu de divers sujets ayant trait à l’organisation interne du syndicat, l’actualité nationale, nos actions locales, notre actualité revendicative et l’interpro.
Parmi les sujets discutés, la préparation du congrès du syndicat qui aura lieu le jeudi 5 juin 2025 au lycée Albert Londres de Cusset. Ce congrès extraordinaire aura notamment pour objectif de changer le nom du syndicat, afin de suivre la Fédération devenue en mai 2024 la CFDT Education Formation Recherche Publiques. Notez d’ores-et-déjà la date dans vos agendas !
Un bilan a été dressé de l’action de nos militants en décembre face à la menace de fermeture du Département Techniques de Commercialisation de l’IUT Clermont Auvergne situé à Moulins.
Aujourd’hui le site n’est plus menacé, les personnels ont obtenu des garanties de la part de l’Université et des collectivités locales. Mais les difficultés financières de l’une et des autres font peser de lourdes incertitudes sur le maintien des formations délocalisées pour les années à venir.
Le mois de janvier est celui des débats sur la carte scolaire. Le Bureau Syndical a consacré à ce sujet un long moment d’échanges. Il apparaît nécessaire de réfléchir aux seuils (nombre d’élèves) en dessous desquels l’administration ferme une classe, mais aussi de ceux au-dessus desquels elle devrait ouvrir une classe. Aujourd’hui dans l’Allier le seuil de fermeture dans le premier degré est autour de 24 ; or les classes comptent en moyenne 21,5 élèves au niveau national.
Pourquoi ne pas considérer ce chiffre comme un nouveau seuil à proposer à l’administration ?
Bien sûr à la CFDT nous sommes pragmatiques et pas dogmatiques. Nous savons que de multiples facteurs sont à prendre en compte dans la décision de fermer une classe : situation géographique de l’école, conditions d’exercice, CSP des parents, organisation de l’école, situation personnelle de la ou du collègue impacté… Nos élus en CSA pour le département de l’Allier ont à cœur d’examiner toutes les situations au cas par cas afin de faire pencher l’administration vers les meilleures (ou les moins mauvaises…) solutions pour les collègues et les élèves. Car bien sûr l’administration gère une pénurie d’enseignants à tous les niveaux – pénurie organisée par les pouvoirs publics depuis des années, mais avec laquelle il faut bien composer pour défendre les conditions de travail.
Ainsi sur ce sujet qui mêle effectifs des classes et conditions de travail, nous proposons des pistes de réflexion :
- Davantage d’enseignants titulaires correctement formés à tous les niveaux car sans moyens humains suffisants la carte scolaire est forcément insatisfaisante. Pour baisser les seuils du nombre moyen d’élèves, il faut plus de professeurs !
- Des seuils acceptables pour les personnels et les élèves à tous les niveaux, de la maternelle au lycée car la qualité de l’enseignement que nous dispensons est évidemment liée aux effectifs
- Une carte scolaire pensée pour 3 ans et non pas revue tous les ans, afin de permettre une anticipation des besoins et une gestion plus pérenne des moyens humains
- Une réflexion sur une reconnaissance financière pour les collègues qui exercent dans des conditions particulières, en particulier en milieu rural mais pas que (sur plusieurs établissements, avec plusieurs niveaux dans le Premier Degré, en classe unique…)
- Une révision de la carte des RPI établie dans les années 1990 et caduque aujourd’hui, afin de mieux prendre en compte les réalités démographiques et économiques de nos territoires
- Des liens à tisser avec les parlementaires pour qu’ils connaissent mieux et de façon fine les réalités de la carte scolaire et qu’ils puissent porter des revendications fortes pour l’Ecole.
Si vous souhaitez réagir à cet article, participer à un bureau syndical ou nous remonter les problématiques de carte scolaire /dhg dans votre établissement, contactez-nous !
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