Etat des lieux des conditions de travail des professeurs d’allemand dans notre académie

Les conditions de travail des professeurs d’allemand se dégradent continuellement depuis plusieurs années.

Depuis 10 ans et notamment suite à la réforme du collège entrée en vigueur à la rentrée 2016, les services des enseignants d’allemand ont été divisés par deux, voire par trois dans certains collèges. Les effectifs en bilangue ont chuté de 24 % en 5 ans dans notre académie. Par ricochet les effectifs en lycée ont diminué également et les sections euro sont progressivement mises en danger (baisse de 25 % en euro allemand en 5 ans) quand elles ne sont pas supprimées.

Les conséquences sont désastreuses pour nos collègues !

  • les services partagés sur deux ou trois établissements se multiplient avec toutes les contraintes qui accompagnent ces situations : l’augmentation des déplacements, la fatigue, les temps de concertation et de réunion qui n’en finissent pas.

  • La mise en place de groupes multi-niveaux qui n’ont aucun sens pédagogique, qui rebutent les parents et qui portent au final préjudice à la matière, sans compter la charge de travail de préparation pour les collègues.

  • La difficulté à recruter quand les bilangues ne font plus sens : réduites à 2h par semaine en 6e alors que les élèves ont 4h d’anglais, elles ne gardent de bilangue que le nom !

  • Les pressions et l’épuisement liés à l’obligation de promotion de la langue, à la nécessité de porter des actions, d’organiser des sorties et/ou des voyages, de donner constamment de la visibilité à l’allemand.

  • Le stress et la crainte permanente de la suppression d’heures ou de groupe chaque année et les tensions qui en découlent avec d’autres collègues et certains chefs d’établissement.

Les collègues évoquent un sentiment d’épuisement et un mal être profond qui impactent leur vie professionnelle mais également leur vie personnelle. Ils estiment que le manque de perspective et l’insécurité grandissante quant à leur avenir professionnel doivent être pris en compte par l’institution.

Sur la base de ces nombreux constats et témoignages, la CFDT Education Auvergne a demandé une audience à la Rectrice de Clermont-Ferrand en janvier 2026.